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Étude internationale sur les politiques favorisant l’usage du design par les entreprises
Octobre 2007
Réalisée pour la Direction générale des Entreprises (DGE) par la société Algoé.
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Cadre de l'étude :
Ce rapport consacré à l’étude internationale des politiques favorisant l’usage du design par les entreprises repose sur plusieurs partis pris initiaux. Menée à la demande du Ministère de l’Industrie, cette étude est résolument tournée vers les entreprises et se concentre sur un design adapté au monde économique, ayant vocation à répondre à ses contraintes et besoins. Le design opérationnel au coeur de cette étude n’intègre pas seulement la dimension esthétique qui lui est généralement associée, avec une approche de design d’auteur, mais surtout les dimensions fonctionnelles, interactionnelles, émotionnelles, etc. qui en font une fonction multidimensionnelle de l’entreprise au service de sa performance économique. Ce travail a donc pour vocation d’étudier le design et les designers qui agissent dans le cadre d’activités de valorisation économique et éventuellement sociétales.
Plus précisément, il a été adopté une vision du design à la fois comme facteur d’intégration de multiples fonctions et de transversalité au sein de l’entreprise. Le design n’est donc pas seulement pensé comme un secteur d’activité en soi, mais aussi comme une fonction venant en appui, de manière plus ou moins importante, de secteurs d’activités multiples. Car le design est opérant lorsqu’il est associé à une autre discipline, lorsqu’il se positionne comme un vecteur d’intégration et de relation entre les fonctions techniques (R&D) et marchés (marketing). L’approche du design comme discipline est toutefois pertinente en tant qu’objet de recherche, bien que la dimension transversale – la recherche sur le design croisée avec une autre science – prévale également en ce domaine. En accord avec cette exigence, le rapport porte sur le design en tant que démarche, processus, fonction de l’entreprise et comme vecteur de résultat économique bien plus qu’en tant que finalité (produits, auteurs, art). L’étude cherche à analyser les différentes composantes des politiques publiques en la matière, en France et dans les pays étrangers sélectionnés pour l’étude internationale. L’objectif est de comprendre leur organisation et les choix qu’elles traduisent, ainsi que d’en évaluer l’efficacité. Pour ce faire, il est apparu nécessaire de s’intéresser en deuxième lieu aux modalités d’intégration du design au sein des entreprises : comprendre leur approche à l’égard du design et des designers, les modes d’intégration de la fonction, les leviers amenant les entreprises à faire le choix du design. En outre, étudier les entreprises signifie avoir un regard sur les interlocuteurs de celles-ci dans leur démarche design, à savoir les designers, intégrés ou externalisés.
Enfin, les cibles principales de l’étude sont les PME-PMI. Ce choix se justifie d’une part par le potentiel d’évolution de ces entreprises en la matière, dans la mesure où elles sont aujourd'hui les moins consommatrices de design. D’autre part, elles sont l’objet d’un enjeu prégnant de développement et de pérennité, face à la concurrence des pays à bas coût en particulier. L’objectif est à terme de fournir, grâce à une politique de design structurée, un outil de compétitivité significatif à travers le recours au design. Si l’on définissait quatre groupes d’entreprises caractérisées par leur consommation de design, les cibles de la politique seraient les deux groupes intermédiaires (un troisième ayant valeur de référence) :
- Les intégrateurs fréquents, pour lesquels l’objectif est une amélioration et une banalisation de la pratique du design. L’enjeu pour ces sociétés est de s’engager vers le recrutement d’un designer intégré (enjeu organisationnel et enjeu de fréquence de recours au design) et/ou vers une amélioration des pratiques,
- Les non-consommateurs relatifs, pour lesquels l’enjeu est le déclenchement du recours au design. Cette catégorie se distingue des non-consommateurs absolus par le coût d’accès et de diffusion du design acceptable pour les pouvoirs publics et par la possibilité d’un impact à moyen terme. Les entreprises de cette dernière catégorie sont trop éloignées du design à la fois en termes de culture, de coût et d’impact potentiel.
Enfin, les intégrateurs étalons, entreprises ayant résolument intégré le design dans leur activité, n’ont pas vocation à bénéficier de la politique dans la mesure où les objectifs globaux sont déjà atteints sur leur segment. Elles ont en revanche un rôle à jouer comme acteur de cette politique, en appui de structures, formations, écoles, campagne de sensibilisation.
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